15 Conjonctions

Les conjonctions font la jonction entre des mots ou des groupes de mots. 

En talmi, les conjonctions de coordination relient des mots ou des groupes de mots, que ces groupes soient tous internes à une seule proposition ou qu’ils forment chacun une proposition entière, en indiquant entre ces mots ou groupes de mots un lien de complémentarité (e, et), d’alternative (u, ou), de succession (pi, puis), etc. Ces conjonctions se placent entre les mots, groupes de mots ou propositions qu’elles relient. 

Les conjonctions de subordination, elles, introduisent une proposition subordonnée conjonctive. Les propositions subordonnées conjonctives sont habituellement un complément du verbe de la proposition principale (par exemple, thar, car : introduit un complément de cause, mô, donc, un complément de conséquence), mais elles sont parfois le sujet réel du verbe de la proposition principale. 

Il peut arriver, selon le contexte, qu’une conjonction puisse être soit une conjonction de coordination, soit une conjonction de subordination. Les conjonctions sont invariables (elles ne se déclinent pas et ne se conjuguent pas). 

Image générée par IA.
Principales conjonctions 

allâ         mais                    

u             ou 

e             et   

eue         et/ou              

          donc       

effe         cependant, toutefois  

thar        car, parce que

δe           ni   

or           or

pu          que   

cä           lorsque, quand

se           si

δô          sinon 

com       comme

pi           puis

ans        ainsi que

pyis        puisque

Exemples

Nui trikir jim oräjis e aplis.                Nous buvons du jus d’orange et de pomme.

Ni trikir oräjijim, e vi aplijim.            Je bois du jus d’orange et toi du jus de pomme.

Rie eθir, e ria tricir.                             Il mange et elle boit.

Vi vir, pu ni tricir glaxim.                    Tu vois que je bois du lait.

Glaxi, ci vi tricir, sir fret .                    Le lait que tu bois est froid.

Rie sir dav igiô, pu vi.                          Il est plus grand que toi (tu l’es).

Ni vulir, pu vi eθu, pi pu vi tricu.         Je veux que tu manges, puis que tu boives.

Le dernier exemple est particulièrement intéressant : il contient trois propositions. La première, Ni vulir, est la principale. Les deux autres sont des subordonnées conjonctives, toutes deux complément direct du verbe de la principale et reliées à celle-ci par par la conjonction de subordination pu. Enfin, les deux subordonnées conjonctives sont reliées ensemble par la conjonction de coordination pi.

Remarque

Dans une phrase où une une proposition principale mentionne une circonstance temporelle pendant laquelle se déroule un événement mentionné dans la proposition subordonnée, on utilise indifféremment, pour débuter la proposition subordonnée, le pronom relatif uer (), la conjonction pu (que) ou la conjonction (quand). Par exemple :

C’est aujourd’hui où je vais à Québec.

Zi sir oh, uer ni ftir a Cebec

La phrase se comprend comme en français : la proposition subordonnée uer ni ftir a Cebec est relative à oh, aujourd’hui

C’est aujourd’hui où je vais à Québec.

Zi sir oh, pu ni ftir a Cebec.

Ou Zi sir oh, cä ni ftir a Cebec.

La phrase se comprend ici plutôt comme : « Fti nis a fil Cebec sir oh, Mon aller à Québec est aujourd’hui. » (Évidemment, on aurait aussi pu s’exprimer clairement de cette manière.) La subordonnée, alors, n’est pas relative au complément circonstanciel oh, aujourd’hui, mais elle est conjonctive et sujet réel du verbe sir, être.

On ne dis jamais, en talmi : Zi sir oh, cim ni ftir a Cebec, C’est aujourd’hui que (pronom relatif) je vais à Québec.

 

Exercices

Débutant

Quels sont les deux types principaux de conjonctions ? 

Quelle conjonction de coordination indique une alternative ?  

Quelle conjonction de subordination introduit une proposition subordonnée complément de conséquence ?       

Intermédiaire

Traduire en français

es             ici     

felex         heureux    

Ioannia    Jeanne

Luzia        Louise  

mensiu      penser  

ni              je       

rilitiu        sourire  

siu            être 

Ni sir felex, thar Luzia e Ioannia sir es.    

Ni sir felex, pu Luzia e Ioannia sir es.        

Ni sir felex, mô ni rilitir.      

Ni sir felex, e ni rilitir .       

Ni mensir, pu ni sir felex.

Ni mensir, mô ni sir.   

Traduire en talmi                                                                       

Nicole                  Nicolia   

pas                        δâ   

Sophie                 Sofiâ  

sourire                 rilitiu  

vous                      vui 

Louise et Jeanne sont ici.    

Louise est ici, mais pas Nicole.   

Ni Nicole ni Sophie ne sont ici.    

Je suis heureux quand vous êtes ici.    

Je pense et souris.    

Avancé

Traduire en français

Ni eθif, cä ni sir fan.   

Ni eθih, allâ ni tricif dav tarde.    

Ria rilitir, mô ria sir lom.    

Traduire en talmi

Je suis heureux que vous soyez ici.

Celle que tu vois veut que tu chantes. 

Comme elle est comme moi, elle aime jouer.   

Quelles sont les trois façons de traduire la phrase suivante ?

C’est maintenant que je mange.

Prononcez correctement à haute voix la phrase suivante, en n’oubliant pas de bien placer les accents toniques nécessaires. 

Zi sir oh, cä ni ftir a Cebec.

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