2 Prononciation

Lettres 

Les trente-deux lettres et lettres accentuées du talmi se prononcent toutes. Pour la plupart, elles représentent un seul phonème, mais certaines d’entre elles (E, Ê, IU et Y) représentent deux phonèmes possibles. Le suffixe adjectival a quant à lui deux prononciations possibles. Une seule lettre, enfin, représente la suite de deux phonèmes : X. 

2.1 Tableau phonétique du talmi

Quelques remarques. Autant que possible, les sons suivants se prononcent tel qu’indiqué. 

  • e se prononce habituellement è (comme dans « bel »), mais se prononce é (comme dans « ré ») en toute fin de mot.
  • ê se prononce habituellement eu (comme dans « deux »), mais se prononce eu (comme dans « leur ») devant un r ou un l, dans le même mot.
  • i se prononce i (comme dans « comique ») lorsqu’il se trouve entre deux consonnes.  Lorsqu’ il est précédé ou suivi d’une voyelle dans le même mot, il se prononce habituellement y (comme dans « ayons »).
  • u se prononce ou lorsqu’il se trouve entre deux consonnes.  Lorsqu’ il est précédé ou suivi d’une voyelle dans le même mot, il se prononce habituellement w (comme dans « wapiti »).
  • δ se prononce dh comme « th » dans le mot anglais « that » (il peut aussi s’écrire 6 *).
  • θ se prononce th comme « th » dans le mot anglais « with » (il peut aussi s’écrire 8 *).
  • La diphtongue iu se prononce you et la diphtongue ui se prononce wi.
  • La diphtongue iy se prononce yu et la diphtongue yi se prononce ui (comme dans « huile »).
  • La plupart des voyelles doubles (comme aa, ae, ea, eo, ey, oa, oe, oy, oo, ya ou yo) se prononcent comme deux voyelles séparées et non comme des diphtongues; toutefois, ii se prononce i-i, yi ou iy et uu se prononce ou-ou, ouw ou wou, selon la sensibilité euphonique du locuteur.
  • Les consonnes doublées (comme ff, ll ou pp) se prononcent de façon plus appuyée que les consonnes simples (comme f, l ou p).
  • Le suffixe adjectival (voir tableau 3.2) peut se prononcer ou yon (nasal, comme dans menton). La prononciation en est plus ancienne, mais celle en yon permet de mieux distinguer le suffixe   du suffixe iu. Le locuteur a l’entière liberté de choisir entre ces deux prononciations possibles. Ailleurs dans un mot, la diphtongue se prononce toujours , jamais yon.
  • Les autres lettres ne se prononcent que d'une seule façon chacune, indiquée dans le tableau 2,1 (ci-dessus) - et dans le tableau 1.1, pour les personnes qui ne connaissent pas l'alphabet phonétique international.

* Seulement si on ne dispose pas des caractères Δ, δ, Θ, θ. Exemples : Δerδini ou 6er6ini (Baie de Fundy), Θoθalsi ou 8o8alsi (Méditerranée).

Exemples 

Image générée par IA

Ni vul donir nidaithim ros e ruj rôzual.

Ni voul do-nir nidaytchim ross é rouj rôzwal.

« Je à-vous donne douzaine roses et rouges de-roses. »

Je vous donne une douzaine de roses roses et rouges.

    Θaui sir bel anmui.

    Thawi sir bèl a-nmwi.

    « Chats sont beaux animaux. »

    Les chats sont de beaux animaux. 

Ria riem θormir amix.

Rya ryèm thormir amiks.

« Elle le regarde amoureusement. »

Elle le regarde amoureusement.

Au total, il y a donc trente-deux phonèmes en talmi parlé :

  • quatorze voyelles : a, â, ä, e (prononcé è), e (prononcé é), ê (prononcé eu), ê (prononcé e), i (prononcé i), o, ô, ö, u, (prononcé ou), ü et y;
  • deux semi-voyelles : i (prononcé y) et u (prononcé w);
  • et dix-huit consonnes : b, c, d, f, g, h, j, l, m, n, p, r, s, t, v, z, δ et θ.

Les noms d’une autre langue se prononcent et s’écrivent, en talmi, comme dans leur langue d’origine (mais de façon invariable selon la forme nominative au singulier de la langue d’origine). Si toutefois leur langue d’origine les orthographie dans un autre alphabet que l’alphabet talmien, on les transpose du mieux possible en alphabet talmien.

Pour écouter parler en talmi



Exemples

N’ ibix ftif a Gatineau e Ottawa dem.                                                                                    

N’ibiks ftif a gatinô é otawa dèm (prononciation française d’« Ottawa »)          

= N’ibiks ftif a gatinô é ottewe dèm (prononciation anglaise d’« Ottawa »)      

« Je peut-être irai à Gatineau et Ottawa demain. »                                                    

J’irai peut-être à Gatineau et Ottawa demain.                                             

    Aθena

    athèna (prononcé en grec «athêna»)

    Athéna

Accent tonique

Il y a toujours un accent tonique sur l’avant-dernière syllabe d’un mot, lorsque ce mot compte au moins deux syllabes. Les diphtongues sont une seule syllabe. À l’oral, il y a accentuation finale des propositions exclamatives et interrogatives. Il y a donc deux accents toniques dans le dernier mot d’une proposition exclamative ou interrogative, si ce mot contient au moins deux syllabes. Dans les exemples de prononciation de cette grammaire, l’accent tonique est indiqué en caractère gras.

Exemples

Vi nul donir nidaithi alba rôzual.                                                 

vi noul do-nir nidaytchim alba rôzwal                                    

« Tu à-nous donnes douzaine blanches de-roses. »           

Tu nous donnes une douzaine de roses blanches.        

    Uer sir vi? - Es! - Sce vi felir ornitum?    

    wèr sir vi     èss   ské vi fèlir ornitoum (Deux accents sur ornitoum.)              

    Où es-tu ? - Ici ! - Est-ce que tu aimes les oiseaux ?

Élision et apostrophe

Il peut y avoir élision de la voyelle finale d’un mot, à condition, toutefois, que ce mot se trouve dans la même proposition. À l’écrit, l’élision est indiquée par l’apostrophe, qui remplace la voyelle finale du premier mot. Toutefois, lorsqu’un mot ne comporte qu’une seule lettre (une voyelle), cette lettre ne peut jamais être élidée. L’accent tonique ne change pas de syllabe en raison d’une élision : il demeure sur l’avant-dernière syllabe régulière du mot, comme si la voyelle élidée était toujours là.

Le suffixe adjectival peut, quant à lui, être élidé devant n’importe quel mot commençant par une voyelle, dans la même proposition. Ici aussi, l’accent tonique ne change pas de place.

Exemples       

N’ ibix ftih a Cebec er. Δâ syr.     (ou Ni ibix …)                     

N’ibiks ftich a Kèbèk er. Dhâ sur.

« Je peut-être suis-allé à Québec hier. Pas sûr.»               

Je suis peut-être allé à Québec hier. Pas sûr. 

    δ’ äcor (ou δâ äcor)

    dhâ ancor (ou dh’ancor)

    « pas encore »

    pas encore

fi azr’ urani (ou fi azriô urani)

fi azr’ ourani (ou fi azryô ourani)

le ciel bleu


Exercices pour les numéros 1 et 2

Débutant

Combien y a-t-il de lettres écrites, en talmi?   

Quelles lettres françaises sont absentes du talmi?  

Quelles lettres existent en talmi mais pas en français? 

Quelles sont les cinq voyelles qui peuvent avoir un accent?     

Laquelle de ces lettres accentuées n’existe pas, en talmi :  ä ê î ô ü ?  

Quelle est la seule lettre du talmi qui représente une suite de deux phonèmes (sons) ?  

Comment peut se prononcer le suffixe adjectival ?            

deux phonèmes possibles?             

Si vous ne disposez pas des caractères δ et θ, par quels caractères

pouvez-vous les remplacer?  

Intermédiaire

Comment se prononcent les lettres suivantes : a b f p s z ? 

Comment se prononcent les lettres suivantes : c h ï ô u δ ? 

Transcrivez, en français, la prononciation des suites de lettres suivantes :

ba di gi mö su θy                                                                           

âi ei eo eu ia ii                                                                              

au ch ci fl ge rt th        

Comment, avec l’alphabet du talmi, transcririez-vous, le mieux possible,  les mots français suivant? Exemples : pelle = pel, Georgette = Jorjet.

eaulà, théologie, impassegéographiewagon, chèqueallemandail                           

Avancé

Transcrivez de votre mieux votre nom complet en alphabet talmi. 

Lisez correctement à haute voix les phrases suivantes, en prononçant bien les accents toniques (vous pouvez prononcer les syllabes accentuées plus longuement ou plus fort que vous ne le feriez sur une syllabe non accentuée, notez aussi qu’un s, entre deux voyelles, ne se prononce jamais comme un z) :

Talmi sir spi acuel en naxu-dira – naxu-diha.  Le talmi est une langue inventée en deux mille vingt-trois – deux mille vingt-six.

Ris acuelivi thir gutim amziniu acueliu spim foxix oc, elgiô e δâ tro lufax lêrniu.Son inventeur avait le goût de s’amuser à inventer une langue à la fois concentrée, élégante et pas trop difficile à apprendre.

Vui poviuf ril diu sce ri rysih u nô. Vous pourrez lui dire s’il a réussi ou non.

Matal nui connu cum vortmofictim.Maintenant, continuons avec la formation des mots.


Corrigé

Sur toutes les pages de ce site, vues sur un écran d'ordinateur, le corrigé des exercices est toujours accessible par un des liens indiqués dans la marge de droite. Sinon, sur un téléphone intelligent, il est accessible par le menu déroulant des pages de la grammaire, situé en haut de page.

Aucun commentaire: