16 Verbes

Les verbes expriment des actions ou des états. Ils ne se déclinent pas mais ne sont pas invariables non plus : ils se conjuguent.

La voix de base des verbes est active, moyenne (impliquant une action uniquement sur soi-même) ou passive. On peut ajouter les suffixes ordinaires ip, in ou ic à la voix de base d’un verbe pour le rendre respectivement passif, moyen ou actif.

Chacune de ces voix (active, moyenne et passive) peut-être utilisée à chacun des huit modes du talmi (infinitif, indicatif, conditionnel, volitif, suggestif, participe passif, participe actif adjectival et participe actif contextuel).

Les verbes peuvent être simples (en un seul mot) ou composés (en deux mots).

Ce long article, pour plus de commodité, est divisé en neuf paragraphes numérotés : 

  • 16.1 Temps simples
  • 16.2 Exemples de temps simples
  • 16.3 Temps composés
  • 16.4 Exemples de temps composés
  • 16.5 Participes
  • 16.6 Négation poétique
  • 16.7 Deux différences entre le talmi et le français, relativement aux verbes de certaines propositions subordonnées
  • 16.8 Verbes irréguliers
  • 16.9 Exercices (débutant, intermédiaire et avancé).
Icni generur par meadzatim

16.1 Temps simples

Certains modes (l’indicatif et les trois participes) se conjuguent en trois temps (le passé, le présent et le futur) et d’autres se conjuguent seulement au présent (l’infinitif, le conditionnel, le volitif et le suggestif). Les modes inexistants en français sont expliqués dans le tableau ci-dessous.

La conjugaison est la même à toutes les personnes du singulier et du pluriel, pour un mode et un temps donnés. La personne est habituellement indiquée par le pronom personnel au nominatif. Pour former un temps simple, un verbe se conjugue en ajoutant l’un des suffixes de conjugaison du tableau ci-dessous à la toute fin du mot (éventuellement après les suffixes ordinaires, y-compris ip, in ou ic).

16.1.1 Suffixes de conju-gaison

Infi-nitif

Indi-catif

Condi-tionnel

Volitif (équivalent de l’impératif et du subjonctif français)

Sugges-tif (équivalent du français devoir au conditionnel, suivi du verbe principal à l’infinitif)

Passé

---

ih

---

---

---

Présent

iu

ir

urt

u

uix

Futur

---

if

---

---

---

16.1.2 Suffixes de conju-gaison

Participe passif (se réfère à l’état au moment de référence et s’utilise comme un adjectif épithète ou attribut du compl. dir.)

Participe actif adjectival (se réfère à l’action au moment de référence, utilisé dans les temps composés ou comme un adjectif)

Participe actif contextuel (se réfère à l’action au moment de référence, équivalent du participe présent français utilisé avec la préposition « en »)

Passé

uh

uih

iuh

Présent

ur

uir

iur

Futur

uf

uif

iuf

Le passé de l’indicatif du talmi est l’ équivalent du passé simple, de l’imparfait et du passé composé du français. 

L’usage du présent de l’indicatif est large et comparable à celui du français. Il peut être utilisé pour parler du passé ou du futur, si le contexte est sans ambiguïté (dans un récit, avec un adverbe temporel, etc). 

Un verbe au volitif exprime une volonté. Un verbe au volitif utilisé sans la conjonction pu (que) est nécessairement l’équivalent de l’impératif français; il peut toutefois être utilisé à toutes les personnes, chaque personne étant indiquée par le pronom personnel au nominatif. Un verbe au volitif, encore utilisé sans la conjonction pu mais aussi, cette fois-ci, sans pronom personnel au nominatif, est nécessairement l’équivalent de la deuxième personne de l’impératif français (au singulier ou au pluriel : le nombre est indiqué par le contexte). Un verbe au volitif utilisé avec pu est nécessairement l’équivalent du subjonctif français. (Notez que, selon le contexte, pu peut être suivi d’un verbe à un autre mode que le volitif. Notez aussi qu’un verbe français au subjonctif ne se traduit au volitif que s’Il exprime une volonté, sinon, il se traduit à l’indicatif.)

Un verbe au suggestif est l’équivalent du verbe auxiliaire français devoir au conditionnel, suivi du verbe principal à l’infinitif. Exemple : Ni tricuix ydrim. Je devrais boire de l’eau. Ce mode, inexistant en français, sert à suggérer, conseiller, guider, mais sans jamais donner un ordre. 

16.2 Exemples de temps simples 

turniu                                     tourner (sur soi-même)

turniciu                                  tourner (quelque chose, quelqu’un d’autre), faire tourner

turnipiu                                  être tourné (jamais siu turnur)

ni turnir                                  je tourne (sur moi-même)

ni rim turnicurt                       je le tournerais

ni rim turnicuix                       je devrais le tourner

vi rim turnicu                          tourne-le

vui rim turnicu                        tournez-le

rim turnicu                              tourne/tournez-le

Ria volir, pu vui riem turnicu. Elle veut que vous le tourniez.

Grir, pu vui rim turnicu.         (Il) faut que vous le/la tourniez

Sir uni, pu vui eθir.                 (Il) est temps que vous mangiez. (Constat et non volonté, donc indicatif.)

θormiu                                    regarder

θorniniu                                  se regarder (soi-même exclusivement)                             

θormipiu                                 être regardé (jamais siu θormur)

ni θormipir                             je suis regardé (jamais ni sir θormur)

ni sir fomie θormur                je suis un homme regardé (θormur est épithète de fomie et non                                                                 la composante d’un verbe passif)

ni θormih                               je regardais, j’ai regardé, je regardai

vi θormir                                tu regardes

ri θormif                                 il/elle regardera, il/elle va regarder

ri rim θormif                          il/elle la/le regardera, il/elle va la/le regarder

ri θorminif                              il/elle se regardera, il/elle va se regarder

Vui vim θormir en fim spelgim. Vous vous regardez dans le miroir. (Chacun se regarde soi-même, ou soit même et l'autre, ou l'autre seulement.)

Vui θorminir en fim spelgim.  Vous vous regardez dans le miroir. (Chacun se regarde soi-même sans regarder l’autre, puisque le suffixe in implique une action uniquement sur soi-même)

Zi nim renih lygur rial.          Ça m’a rendu lié à elle. (Lygur est un participe passif tenant lieu d’adjectif attribut du complément direct nim.)

Reriuh, ria …                         (En) s’étant marré, elle …(Participe actif contextuel passé d’un verbe moyen.)

Vipiur, rie …                           (En) étant vu, il …(Participe actif contextuel présent d’un verbe de voix passive.)

Rie sir fomie copsur.               Il est un homme fatigué. (Participe passif d’un verbe de voix active, utilisé comme adjectif.)

Assez paradoxalement, les deux derniers exemples nous montrent qu’un verbe actif peut parfois conserver sa voix active en ayant une conjugaison passive (copsur) et, inversement, qu’un verbe passif peut parfois conserver sa voix passive en ayant une conjugaison active (vipiur).

16.3 Temps composés

Le verbe auxiliaire siu (être) à l’infinitif, à l’indicatif, au conditionnel, au volitif ou au suggestif peut se combiner à un participe actif adjectival pour former un temps composé.

Le volitif passé comme équivalent d’impératif n’existe que théoriquement (su θormuih, « soyez ayant regardé », ayez regardé)  : pour des raisons logiques, il n’aurait aucune application pratique, puisqu’on ne peut exercer un commandement ou une prière de façon rétroactive. Par contre, il est possible comme équivalent de subjonctif.

Le volitif futur du talmi (par exemple : su eθuif, « sois allant manger ») équivaut à l’ « impératif futur » du français (« tu mangeras »). L’indicatif futur du talmi (par exemple : vi eθif, tu mangeras) n’est jamais utilisé pour commander ou pour prier. Le volitif futur équivaut aussi au « subjonctif futur » du français (pu vi su eθuif, « que tu sois allant-manger », que tu manges après un autre événement). 

On ne combine jamais le verbe siu, être avec un participe passif pour former un verbe passif : on ajoute plutôt le suffixe ip à la voix de base du verbe, moyenne ou active. En d’autres mots, si un participe passif peut tenir lieu d’adjectif épithète ou d’adjectif attribut du complément direct, il ne peut jamais être attribut du sujet.

Les vingt-et-un temps composés du talmi sont tous illustrés dans les exemples qui suivent, avec leur sens précis. (À l’indicatif, le passé composé du français et celui du talmi sont des temps qui expriment des nuances très différentes.) Leur usage est beaucoup moins fréquent que celui des temps simples.

16.4 Exemples de temps composés

Infinitifs composés (3 temps)

1 Infinitif passé

    siu θormuih                       

    « être ayant-regardé »                                 

    avoir regardé

2 Infinitif présent composé

    siu θormuir                        

    « être regardant »                                         

    être en train de regarder 

3 Infinitif futur

   siu θormuif                        

    « être allant-regarder » 

    regarder plus tard 

Indicatifs composés (9 temps)

1    Indicatif passé du passé (son sens est celui du plus-que-parfait du français)

     vui sih θormuih                 

    « vous étiez ayant-regardé »                     

    vous aviez regardé 

2  Indicatif passé composé (son sens  n'est pas celui du passé composé du français)

    vui sih θormuir                 

    « vous étiez regardant »                              

    vous étiez en train de regarder 

3   Indicatif futur du passé

    vui sih θormuif                 

    « vous étiez allant-regarder »                   

    vous regarderiez

4  Indicatif passé du présent

    vui sir θormuih                 

    « vous êtes ayant-regardé »                      

    vous avez regardé

5  Indicatif présent composé 

    vui sir θormuir                  

    « vous êtes regardant »                               

    vous êtes en train de regarder

6  Indicatif futur du présent

    vui sir θormuif                  

    « vous êtes allant-regarder »                     

    vous allez regarder

7  Indicatif passé du futur (son sens est celui du futur antérieur du français) 

    vui sif θormuih                 

    « vous serez ayant-regardé »                    

    vous aurez regardé

8  Indicatif futur composé

    vui sif θormuir                  

    « vous serez regardant »                             

    vous serez en train de regarder

9  Indicatif futur du futur

    vui sif θormuif                  

    « vous serez allant-regarder »                  

    (après une réalité future) vous regarderez

Conditionnels composés (3 temps)

1 Conditionnel passé

    vui surt θormuih              

    « vous seriez ayant-regardé »                   

    vous auriez regardé

2 Conditionnel présent composé

    vui surt θormuir               

    « vous seriez regardant »                           

    vous seriez en train de regarder

3 Conditionnel futur

    vui surt θormuif               

    « vous seriez allant-regarder »                 

    (plus tard que maintenant) vous regarderiez

Suggestifs composés (3 temps)

1 Suggestif passé

    vui suix θormuih              

    « vous devriez-être ayant-regardé »      

    vous auriez dû regarder 

2 Suggestif présent composé

    vui suix θormuir               

    « vous devriez-être regardant »               

    vous devriez être en train de regarder

3 Suggestif futur

    vui suix θormiuf               

    « vous devriez être allant-regarder »     

    (plus tard) vous devriez regarder 

Volitifs composés (3 temps)

1 Volitif passé

    pu vui su θormuih           

    « que vous soyez ayant-regardé »           

    que vous ayez regardé (équivalent de subjonctif)

2 Volitif présent composé

    pu vui su θormuir            

    « que vous soyez regardant »                   

    que vous soyez en train de regarder (équivalent de subjonctif)

        (vui) su θormuir               

        « (vous,) soyez regardant »                       

        soyez en train de regarder  (équivalent d'impératif)

3 Volitif futur

    pu vui su θormuif            

    « que vous soyez allant-regarder »         

    que (plus tard) vous regardiez (équivalent de subjonctif)

        (vui) su θormuif               

        « (vous,) soyez allant-regarder »             

        vous regarderez  (équivalent d’impératif)

Remarque : certains temps composés du talmi, qui n’ont pas d’équivalents simples en français, sont nettement difficiles à apprendre pour un francophone. Pourtant, ils ont l’avantage d’exprimer de façon assez condensée des nuances que le français parvient à exprimer avec certaines contorsions. Il vaut la peine d’essayer de bien saisir ces temps composés, qui peuvent être utiles avec élégance.

16.5 Participes

Il y a trois modes de participes : le participe passif, le participe actif adjectival et le participe passif contextuel. Chacun d’eux existe au passé, au présent et au futur.

Le participe passif se réfère à l’état des choses, au moment de référence (celui dont on parle). Comme on l’a vu un peu plus haut, il peut tenir lieu d’adjectif épithète ou d’adjectif attribut du complément direct, mais, il ne peut jamais entrer dans la composition d’un verbe passif (autrement dit, il ne peut jamais être attribut du sujet : on utilise plutôt la voix passive du verbe avec le suffixe ip).

Le participe actif adjectival se réfère à l’action au moment de référence (celui dont on parle). Comme on l’a vu plus haut, il est souvent utilisé dans les temps composés (il est alors, en un certain sens, l’équivalent d’un adjectif attribut du sujet), mais il peut aussi être l’équivalant d’un adjectif épithète ou d’un adjectif attribut du complément direct.

Le participe actif contextuel se réfère à l’action au moment de référence (celui dont on parle). Il tient lieu d’adverbe complément circonstanciel de contexte, soit l’équivalent du participe présent français, précédé de la préposition « en »).

Fua frabua lesipir sar fim tablim. Les framboises sont laissées sur la table. (Verbe présent à la voix passive, jamais sir lesur.)

Fua frabua lesuh sar fim tablim δâ sir dâ. Les framboises ayant été laissées sur la table ne sont pas là. (Participe passif passé : elles y étaient mais n’y sont plus.)

Fua frabua lesur sar fim tablim sir dâ. Les framboises laissées sur la table sont là. (Participe passif présent : elles y sont.)

Fua frabua lesuf sar fim tablim sir ruj. Les framboises allant être laissées sur la table sont rouges. (Participe passif futur : elles n’y sont pas encore, mais on sait qu’en ce môment elles sont rouge.)

Fomie marhuir sar fim strasim sir igiô. L’homme marchant dans la rue est grand. (Le participe actif adjectival équivaut ici à un adjectif épithète.)

Ni vis riem marhuir sar fim strasim. Je le vois marchant sur la rue. (C’est lui qui marche.)

Ni vis riem marhiur sar fim strasim. Je le vois en marchant sur la rue. (C’est moi qui marche.)

Ni vih riem marhuif sar fim strasim. Je le voyais allant marcher sur la rue. (Alors qu’il était sur le point d’aller marcher sur la rue.)

Ni vih riem marhiuf sar fim strasim. Je le voyais en allant marcher sur la rue. (Alors que j’étais sur le point d’aller marcher sur la rue.)

Ni vif riem marhuih sar fim strasim. Je le verrai venant de marcher sur la rue. (Alors qu’il viendra de marcher sur la rue.)

Ni vif riem marhiuh sar fim strasim. Je le verrai en venant de marcher sur la rue. (Alors que je serai revenu de marcher sur la rue.)

Revoyons ici quatre exemples et une remarque exposés un peu plus haut.

Zi nim renih lygur rial. Ça m’a rendu lié à elle. (Lygur est un participe passif tenant lieu d’adjectif attribut du complément direct nim.)

Reriuh, ria … (En) s’étant marré, elle …(Participe actif contextuel passé d’un verbe moyen.)

Vipiur, rie … (En) étant vu, il …(Participe actif contextuel présent d’un verbe de voix passive.)

Rie sir fomie copsur. Il est un homme fatigué. (Participe passif d’un verbe de voix active, utilisé comme adjectif.)

Assez paradoxalement, les deux derniers exemples nous montrent qu’un verbe actif peut parfois conserver sa voix active en ayant une conjugaison passive (copsur) et, inversement, qu’un verbe passif peut parfois conserver sa voix passive en ayant une conjugaison active (vipiur).

16.6 Négation poétique

Pour exprimer l’indicatif présent négatif, on utilise habituellement l’indicatif présent (affirmatif et marqué par le suffixe de conjugaison ir) accompagné de l’adverbe de négation δâ (ne pas) ou de tout autre adverbe de négation. Toutefois on peut aussi exprimer l’indicatif présent négatif en remplaçant l’adverbe δâ (mais aucun autre adverbe de négation) et le suffixe ir par le seul suffixe ion. Cette manière inhabituelle d’exprimer l’indicatif présent négatif est réservée à la poésie, au chant ou à toute forme d’expression solennelle, encore que cette manière inhabituelle d’exprimer la négation soit toujours facultative.

Exemple : Je ne marche pas. Ni δâ marhir. ONi marhion.

Dans le même contexte poétique, musical ou solennel, la manière habituelle d’exprimer le volitif présent par l’utilisation de l’adverbe δâ et du suffixe de conjugaison u, peut être remplacée par la manière inhabituelle utilisant le  seul suffixe uon.

Exemple : Ne marche pas ici ! Δâ marhu es! Ou Marhuon es!

On appelle cette forme de négation (aux deux modes) la « négation poétique ».

16.7 Deux différences entre le talmi et le français, relativement aux verbes de certaines propositions subordonnées

a) En talmi, le temps utilisé dans une subordonnée se situe par rapport au temps de la proposition principale et non, comme en français, par rapport au temps de l’élocution ou de la rédaction de la phrase.

Ni vih, pu ria nim θormir.                                             

« Je voyais, qu’elle me regarde. »                           

Je voyais qu’elle me regardait.                                

    Ni vih, pu ria nim θormih.

    « Je voyais, qu’elle me regardait. »

    Je voyais qu’elle m’avait regardé.         

b) En talmi, dans une proposition subordonnée conditionnelle, on n’utilise pas l’indicatif passé pour remplacer le conditionnel présent (« les si ne mangent pas les rais ») :

Se ni surt syr, ni fturt.                                                   

« Si je serais sûr, j’irais. »                                              

Si j’étais sûr, j’irais.                                                         

Jamais Se ni sih, ni fturt.                                             

    Se dem ni surt syr, ni surt ftuif.

    « Si demain je serais sûr, je serais allant-aller. »

    Si demain j’étais sûr, j’irais ensuite.

    Jamais Se dem ni sih syr, ni surt ftuif.

16.8 Verbes irréguliers

Certains verbes peuvent avoir, au présent de l’indicatif, une forme irrégulière, mais elle est habituellement réservée à la poésie, encore que de façon très facultative.

ni ê, vi ê …   je suis, tu es, etc.   (forme régulière : ni sir, vi sir …)

ni â, vi â …   j’ai, tu as, etc.        (forme régulière : ni thir, vi thir …)

ni ö, vi ö …   je fais, tu fais, etc.  (forme régulière : ni fir, vi fir …)


16.9 Exercices

Débutant

Qu’exprime un verbe ?   

Quelle peut être la voix de base d’un verbe?   

Si la forme de base d’un verbe est active, avec l’ajout de quel suffixe ordinaire peut-on la rendre passive?

1 et 2 : Temps simples

    Le mode indicatif d’un verbe se conjugue en combien de temps ?

    Le mode conditionnel d’un verbe se conjugue en combien de temps ? 

    Quel mode est l’équivalent de l’impératif et du subjonctif français ?

    Quel suffixe de conjugaison indique le présent de l’infinitif ? 

    Quel suffixe de conjugaison indique le futur de l’indicatif ? 

    Lequel indique le participe passif passé ? 

    Lequel indique le participe actif adjectival présent ? 

    Qu’indique le suffixe de conjugaison urt ?        

    Quel est l’équivalent français d’un verbe talmi au suggestif ?

3 et 4 : Temps composés

    Quel verbe sert d’auxiliaire dans la formation d’un temps composé ? 

    Peut-on combiner ce verbe auxiliaire à un participe passif pour former un verbe passif ?

    Combien y a-t-il de temps composés, en talmi ?

5 : Participes

    Quels sont les trois modes de participes, en talmi ?

    Chacun d’eux se conjugue en combien de temps ?

    Lequel de ces participes se combine au verbe auxiliaire pour former un temps composé ? 

6 : Négation poétique

    Lorsqu’on utilise la négation poétique, utilise-t-on un adverbe de négation ?  

    Quel suffixe de conjugaison exprime la négation poétique à l’indicatif présent ? 

    Quel suffixe de conjugaison exprime la négation poétique à l’impératif présent ? 

Intermédiaire

Complèter le tableau suivant, à partir de la forme de base donnée ici et qui varie d’un verbe à l’autre.

Forme talmienne active

Forme française active

Forme talmienne

moyenne

Forme française

moyenne

Forme talmienne

passive

Forme française passive

ectiu

écouter

 

 

 

être écouté

 

 

eveliu

s’éveiller

 

 

 

 

upiftiu

s’élever

 

 

 

rendre

 

devenir

siu

être

1 et 2 : Temps simples

Compléter le tableau suivant.

Talmi

Infinitif

Indicatif

Conditionnel

Volitif

Suggestif

Passé

---

febih

---

---

---

Présent

 

 

 

febu

 

Futur

---

 

---

---

---

Puis traduisez-le en français (conjuguez-le à la 3e personne du singulier, sans pronom – sauf à l’infinitif).

Français

Infinitif

Indicatif

Conditionnel

Volitif

Suggestif

Passé

---

améliorait

---

---

---

Présent

 

 

 

(que tu) améliore(s)

 

Futur

---

 

---

---

---

Traduire en français

nui         nous                     

pu          que               

slepiu    dormir                

voh        volontiers           

vui         vous          

vuliu      vouloir

Nui slepih     (3 temps français possibles)        

Slepu !  (2 nombres)

Vi slepu !   

Vui slepu ! 

Nui vulir, pu vui slepu. 

Vui slepuix.  

Nui slepurt voh. 

Traduire en talmi

dessiner         sebiu               

est-ce-que      sce             

il/elle             ri             

ils/elles          rui                    

je                   ni           

tu                   vi                     

Je dormais, tu dormais.  

Il dort, elle dort. 

Nous dormirons, vous dormirez. 

Dormir ? Volontiers !   

Tu devrais dessiner.     

Je dessinerais volontiers !   

3 et 4 : Temps composés

Complètez le tableau des temps composés du verbe flotiu, flotter

Mode

Temps

Talmi

Français

Infinitif

passé                                 

Siu flotuih

 

présent composé

 

Être en train de flotter

futur

 

Flotter (plus tard)

Indicatif

passé du passé

Sih flotuih

 

passé composé du talmi

 

 

futur du passé

 

 

passé du présent

 

 

présent composé

 

Est en train de flotter

futur du présent

 

 

passé du futur

 

 

futur composé

 

 

futur du futur

Sif flotuif

 

Conditionnel

passé

 

Aurait flotté

présent composé

Surt flotuir

 

futur

 

 

Suggestif

passé

 

Aurait dû flotter

présent composé

 

 

futur

Suix flotuif

 

Volitif équivalent d’impératif

---

---

---

présent composé

Su flotuir

 

futur

 

Vous flotterez (ordre pour plus tard)

Volitif équivalent de subjonctif

passé

Pu vui su flotuih

 

présent composé

 

 

futur

 

Que (plus tard) vous flottiez

5 : Participes

Complètez le tableau des participes du verbe teliu, offrir

Mode

Temps

Talmi

Français

Participe passif

Passé

Teluh

 

Présent

 

 

Futur

 

Allant être offert

Participe passif adjectival

Passé

 

 

Présent

Teluir

Offrant

Futur

 

 

Participe passif contextuel

Passé

 

En venant d’offrir

Présent

 

 

Futur

Teliuf

 

6 : Négation poétique

Traduire en français

ni               je    

pu              que       

ri                il                            

vi               tu     

siu             être    

zotiu          souhaiter           

zuliu         comparer   

yrbisavivi urbaniste           

Vi sion yrbisavivi.      

Ni zotir, pu rie zuluon.      

Traduire en talmi, d’abord avec la négation habituelle, puis avec la négation poétique

a                        a  

demeurer           xamiu  

le/la                   fi

pas                    δâ      

Québec             Cebec (invariable) 

Je ne demeure pas à Québec.

Ne demeure pas à Québec.

7 : Deux différences entre le talmi et le français, relativement aux verbes de certaines propositions subordonnées

Traduire en français

fetiu     fêter                    

ni         je                   

pu        que                        

rie        il

viu       voir                        

ueniu   gagner

Ni vih, pu rie uenih. 

Se ni uenurt, ni feturt. 

Traduire en talmi

chat             θai                         

elle              ria                                

être              siu                          

dormir         slepiu   

penser         mensiu                 

ronronner    röroniu                      

si                 se          

Je pensais qu’elle dormais.    

Si j’étais un chat, je ronronnerais.  

8 :Verbes irréguliers

Traduire en français

a             à 

Cebec    Québec 

lezi         lézard   

rhti        sport                    

nui         nous  

rui          ils/elles  

vi            tu                          

Nui ê a Cebec.   

Rai ö ihtim.         

Vi δ’ â lezim.            

Traduire en talmi, en utilisant les formes irrégulières des verbes

écaille          ecali  

est-ce que    sce  

reptile          acesi

Est-ce que les lézards font du sport ?    

Est-ce qu’ils sont des reptiles ?          

Ont-ils des écailles ?          

Avancé

1 à 8 Traduire en français

Oh nui ê niraθ adaremis daxu-diha. Zi sir bel. Marhiur sar Platiθum Avraam, a Cebec, ni vih cex persum lôfiu. Rui sir baix eθuih, ni sypsir, pur lôfiu ôtâ. Ni dir zim… allâ ni δâ savir, thar ni sion tre ihtiô! Allâ ni surt evydix lom, se ni savurt. Vidiur zum persum, ni dinir, pu rui sir xen.

1 à 7 Traduire en talmi (en utilisant toujours la forme régulière du verbe)

Je suis revenu à la maison pour souper, mais quand même après être passé à l’épicerie. J’avais pris le traversier de quatorze heures pour revenir de Québec : je me disais que j’aurais largement le temps de faire mes courses. Arrivé à Lévis, en constatant ma fatigue, j’ai pris l’autobus. Si j’avais été en forme, je serais monté à pied. Ce fut une belle journée!

Prononcez correctement à haute voix la phrase suivante, en n’oubliant pas de bien placer les accents toniques nécessaires.

Marhiur sar Platiθum Avraam, a Cebec, ni vih cex persum lôfiu.

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