C- PHRASES

Une phrase peut contenir une, deux, trois ou davantage de propositions qui peuvent être indépendantes, principales ou subordonnées. Ce sont les grandes sections d’une phrase.

Les propositions, qui sont un groupe de mots rassemblés autour d’un verbe (habituellement accompagné de sujet, compléments et/ou attribut, parfois sous-entendus), sont déclaratives, exclamatives ou interrogatives. Une proposition ne contient qu’un seul verbe (simple ou composé, parfois à l’infinitif). Un participe ayant sens d’adjectif ou d’adverbe ne rassemble toutefois pas une proposition autour de lui.

À l’oral, il y a accentuation finale des propositions exclamatives et interrogatives directes, qui se fait sans suppression de l’accent tonique habituel (il y a donc deux accents toniques dans le dernier mot d’une proposition exclamative ou interrogative directe, si ce mot contient au moins deux syllabes). Les propositions interrogatives débutent par le mot interrogatif sce (est-ce que), si elles ne contiennent pas déjà un autre mot ayant, dans le contexte, un sens interrogatif (comme , quand ou uer, ). Sce est aussi utilisé comme conjonction au début d’une proposition subordonnée posant une question indirecte; sce a alors le même sens que le mot français si et il n’entraîne alors ni accent tonique interrogatif ni point d’exclamation.

Les propositions indépendantes se suffisent à elles-mêmes pour exprimer une idée, tandis que les subordonnées précisent l’idée d’une proposition principale incomplète. Les propositions subordonnées conjonctives sont habituellement un complément du verbe de la proposition principale, mais elles en sont parfois le sujet réel (numéro 15). Les propositions subordonnées relatives, elles, complètent habituellement un nom, pronom ou adverbe de la proposition principale pour en rendre le sens plus précis (numéro 8).

Les propositions sont toujours séparées par une virgule, sauf les propositions infinitives.

Il peut arriver qu’une proposition infinitive comportant un verbe et un sujet soit, en son entier, complément direct du verbe de la proposition principale. Lorsque c’est le cas, le sujet de la proposition infinitive doit être au nominatif et non à l’accusatif. (Voir le dernier exemple ci-dessous.)

Exemples

Sni sir steli.   … stèli   Le soleil est une étoile.

    Zi vir bel !   … bèl   C’est beau !

Uer sir vi ?   … vi   Où es-tu ?

    Sce vi felir ornitum?   … ornitoum (deux accents)   Est-ce que tu aimes les oiseaux ?

Sce vi ? … ské vi (un accent)    Toi?

    Ri’ ascinir, sce vi felir ornitum. … ornitoum (un accent)    Elle se demande si tu aimes les oiseaux.

Ri’ ascir vim : « Sce vi felir ornitum ? » … ornitoum (deux accents)   Elle te demande : « Est-ce-que tu aimes les oiseaux ? »

    Rie sir es, ri’ eθir gallim, ci vnir de lupliθis vis, e zotir, pu hi zim servir suvâ.

    Il est ici, il mange du poulet qui vient de ta ferme, et souhaite qu’on lui en serve souvent.

    Rie sir es,                        proposition indépendante

    ri’ eθir gallim,                 première proposition principale

    ci vnir de lupliθis vis,      proposition subordonnée relative (relative au nom gallim)

    e zotir,                              deuxième proposition principale

     pu hi zim servir suvâ.     proposition conjonctive (complément direct de suvâ)

Nui eθir, trikir, e slepir es.

Nous mangeons, buvons et dormons ici.

Nui eθir,                              proposition indépendante

tricir,                                   proposition indépendante

e slepir es.                           proposition indépendante

Note : nui et es sont ici présents dans chaque proposition, le plus souvent de façon sous-entendue.

    Ria felir triciu oenim.

    Elle aime boire du vin.

    Ria felir                           proposition principale

    triciu oenim.                    proposition subordonnée infinitive (complément direct de felir)

Ni θormir ambivi adiu.

Je regarde un plombier travailler.

Ni θormir                            proposition principale

ambivi adiu                         proposition infinitive, complément direct de θormir.

Et non : Ni θormir ambivim adiu. Pourquoi ? Parce que la personne qui parle ne regarde pas simplement un plombier : elle regarde un plombier travailler. C’est toute la proposition qui est complément direct. Ici, ambivim, plombier, est sujet de adiu, travailler, et non complément direct de θormir,  regarde.

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Exercices

Débutant

Comment appelle-t-on les grandes sections d’une phrase ? 

Elles peuvent être déclaratives, exclamatives et ... .

Combien y a-t-il d’accent(s) tonique(s) dans le dernier mot d’une proposition exclamative, si ce mot contient deux syllables? 

Intermédiaire

Dans les phrases qui suivent, séparez les propositions non-infinitives par un trait diagonal (/).

Ni feti, ni tricir, e ni fetir! Je mange, je bois et je fête ! 

Caθrinia e Olivie fetir, e eθir he Agaθiam, ci sir mapia rus. Catherine et Olivier fêtent et mangent chez Agathe, qui est leur mère.

Ni sir lom eθiu es. Je suis content de manger ici.

Sce vi vulir, pu ni stou xer, u pu ni jodu soriem vis tuj? Veux-tu que je reste encore ou que je rejoigne ton frère tout-de-suite ?

Traduire en talmi

ce soir    esevnix

soi          si

Est-ce que Catherine veut manger chez elle (-même) ce soir?

Avancé

Traduire en français

Sce vui felir, pu θai θormir fleticiu perryhi en domim vus?

Traduire en talmi 

Ils/elles observent une baleine souffler et sauter hors de l’eau!

Prononcez correctement à haute voix la phrase suivante, en n’oubliant pas de bien placer les accents toniques nécessaires.

Sce felir vui, pu θormir θai perryhi fleticiu en domim vus?

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