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| Icni generur par meadzatim |
L’alphabet, la prononciation et la ponctuation talmiennes sont respectivement expliquées aux numéros 1, 2 et 21. Toutefois, il existe une manière alternative d’écrire le talmi. Celle-ci s’appelle la talmigraphie. Elle n’est pas le mode d’écriture originel et habituel du talmi, qui utilise plutôt l’alphabet, les accents et les signes de ponctuation des langues gréco-latines, mais elle est simplement une façon originale d’écrire cette langue. Un peu, d’une certaine façon, comme les anciens scribes égyptiens se servaient du démotique pour l’écriture de la vie courante et des hiéroglyphes pour les textes plus solennels.
Un caractère talmigraphique, appelé aussi talmigramme, équivaut à un caractère ou à une suite de caractères gréco-latins (a, â, ä, b, c, … θ, δ). Il y a deux types de talmigrammes. Le premier type est celui des talmigrammes de base : il y en a cent un, tous représentés dans le tableau D.1. Le second type est celui des talmigrammes facultatifs. Il y en a deux cents, tous représentés dans le tableau D.2. Il y a donc, en tout, trois cent un talmigrammes. Un talmigramme ne contient jamais plus d’une syllabe.
Tous les mots peuvent être écrits avec les tamigrammes de base. Un talmigramme de base représente un caractère gréco-latin ou une suite de caractères gréco-latins.
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| D.1 Talmigrammes de base |
Les talmigrammes facultatifs (tableau D.2), eux, représentent chacun une suite de caractères gréco-latins qui ne forment jamais un préfixe ou un suffixe. Leur usage n’est jamais obligatoire, mais on peut utiliser un talmigramme facultatif, plutôt qu’une suite de talmigrammes de base, lorsque le signification du talmigramme facultatif équivaut exactement à celle de cette suite de talmigrammes de base. Autrement dit, on ne se sert pas, par exemple , des talmigrammes θa, racine du mot chat, pot, racine du mot pot, et i, déclinaison du nominatif neutre singulier, pour écrire θapoti, chapeau (« chat-pot »), puisqu’un chat et un pot n’ont aucun rapport significatif avec un chapeau : on écrit toujours θapoti avec les talmigrammes de base du tableau D.1.
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| D.2 Talmigrammes facultatifs |
En utilisant la talmigraphie, on écrit habituellement de gauche à droite, les lignes se suivant de haut en bas, comme en français. Il n’y a ni majuscule ni minuscule et les mots s’écrivent collés les uns à la suite des autres, sans trait-d’union. En fin de ligne, si on manque d’espace, on peut débuter un mot à la fin de cette ligne et le terminer sur la ligne suivante, sans utiliser un signe qui soit l’équivalent d’un trait-d’union. L’espace indique la fin de la phrase (au besoin, l’espace est placée au début de la ligne suivante). Il n’y a pas de ponctuation, mais tous les talmigrammes où se trouve un accent tonique (ordinaire, interrogatif ou exclamatif) sont soulignés de deux points horizontaux (..), sauf exception indiquée plus bas. Si la voyelle finale d’un mot est élidée, on écrit le talmigramme représentant ou contenant la voyelle élidée, mais on le surmonte d’un « accent circonflexe » (^) pour indiquer l’élision à l’oral (par exemple, Ru’ it… s’écrit =HÎ IZ…). Un début de citation, une fin de citation et un changement de locuteur entraînent un changement de ligne. Une ligne vide indique un changement d’alinéa. Dans un poème, la fin d’un vers n’entraîne pas de changement de ligne si la phrase se poursuit au delà de ce vers, mais on peut, si on le souhaite, indiquer la fin du vers par une diagonale (/) après le dernier talmigramme du vers. À l’intérieur d’une citation, l’espace suivie de la diagonale inversée ( \) remplace le changement de ligne pour indiquer un changement d’alinéa.
Les chiffres sont représentés par certains talmigrammes représentant habituellement des lettres. Ils sont toujours soulignés d’un trait ( _ ) pour les distinguer des lettres (ex : T pour ï, T pour 3). On n’y indique pas l’accent tonique. Voir le tableau D.1.
Lorsqu’une même consonne est présente
deux fois de suite à l’intérieur d’un mot, (comme dans le mot allâ, mais) on peut n’écrire le talmigramme qui la
représente qu’une seule fois et le surmonter d’un petit cercle (°), plutôt qu’écrire deux fois de suite le même
talmigramme. Cette façon d’indiquer le redoublement d’une consonne est
cependant facultative.
Tous ces signes auxiliaires ( _ , ̊ , .. , etc. et leurs équivalents en écriture verticale – voir plus bas) sont appelés des talmigrammions. Leur utilisation est obligatoire pour assurer la clarté d’un texte, sauf celle des talmigrammions ̊ (si on écrit la consonne en double) et \ (si on ne tient pas à indiquer la fin d’un vers).
Exemples
Le premier texte (D.3) est entièrement écrit en talmigrammes de base.
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| D.3 Texte 1 |
Sebastie e Miramia felir ornitum. Suvâ rui ftir fiu potrum pur rum roviu, en yrbil u en lupliθil. Rui portir lors sus dafarvithum e sus bucum. Pane na fus da cleminir : « Dâ! Orniti! » e rel preosinir θormiu ve veil ïdur. Pane icir rarithi, allâ zi sir dav suvâ ase yb orniti.
Trivnur a domil, rui mozdir lestim ornitus rovur.
Sébastien et Myriam aiment les oiseaux. Souvent, ils vont faire des promenades pour les observer, en ville ou à la campagne. Ils apportent alors leurs jumelles et leurs livres. Parfois, l’un des deux s’exclame : « Là ! Un oiseau ! » et l’autre s’empresse de regarder dans la direction indiquée. Parfois, il s’agit d’une rareté, mais c’est le plus souvent un oiseau assez commun.
De retour à la maison, ils mettent à jour la liste des espèces observées.
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| D.4 Texte 2 |
Θai
slepir. Ri sonjir, pu ri θormir sursim eθiu fromjim azriô, allâ ri evelir,
etyrinir e ftir triciu sis glaxim.
Le chat dort. Il rêve qu’il regarde une souris manger du fromage bleu, mais il se réveille, s’étire et va boire son lait.
Talmigraphie verticale
On peut aussi écrire de haut en bas, les colonnes se suivant alors de gauche à droite. Le soulignement d’un accent tonique par deux points horizontaux (..) est alors remplacé par deux points verticaux placés à droite du talmigramme accentué ( :). Le soulignement des chiffres ( _ ) est remplacé par une ligne droite verticale, à droite du talmigramme( |). L’« accent circonflexe » (^, indiquant une élision) devient un signe « plus petit que » (‹ ) placé à gauche du talmigramme représentant ou contenant la voyelle élidée. Le petit cercle placé au-dessus d’une consonne, pour indiquer son redoublement (°), se retrouve à gauche de la consonne redoublée (○ ). La ligne vide est remplacée par une colonne vide. Enfin, l’espace, la diagonale (/) et la diagonale inversée (\) ne changent pas.
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| D.5 Texte 3 |
Miramia felir ornitum.
Myriam aime les oiseaux.
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| D.6 Texte 4 |
Lemcui
e guelui : ali sir ornitui.
Les limicoles et les goélands : tous sont des oiseaux.
Monogrammes talmiens
En s’inspirant du style des talmigrammes existants, chacun peut, s’il le veut, inventer un monogramme lui servant de signature ou de logo. Ce monogramme n’est pas à proprement parler un talmigramme, puisqu’il demeure trop personnel : placé au cœur d’un texte, très peu de talmophones sauraient comment le prononcer ou qui il identifie. On ne peut donc habituellement l’utiliser que pour signer ou comme logo. Si le contexte n’indique pas clairement qui a signé ou qui est identifié, il est fortement recommandé d’ajouter son nom en talmigrammes, juste avant ou juste après le monogramme (comme lorsqu’on signe un formulaire officiel et qu’il est demandé d’y écrire aussi son nom en « lettres moulées », tant certaines signatures sont illisibles). On n’ajoute jamais de talmigrammion à un monogramme.
Voici quelques exemples de monogrammes.
Chacun d’eux, dans l’univers du talmi, est réservé à son utilisateur respectif.
Celui le plus à gauche est celui de l’inventeur du talmi (il en existe même une version couleur, placée ici en toute fin de page, dont je me sers depuis juin 2026, sur ce site, pour signer mes articles du journal).
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| D.7 Monogrammes talmiens |
Les monogrammes ne sont pas une invention propre au talmi : ils existent depuis déjà très longtemps. Souvent, ils combinent deux lettres. S’ils ne servent pas toujours de signature, ils servent souvent d’emblème simplifié pour représenter un personnage important, par exemple sur un monument ou sur du papier à lettre. Ils sont parfois posthumes. Voici quelques exemples de monogrammes historiques.
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| D.8 Monogrammes historiques |
Exercices
Débutant
Peut-on se servir uniquement de
talmigrammes de base pour écrire en talmi ?
Peut-on faire entrer un ou des talmigrammes
facultatif dans l’écriture de chaque mot ?
Transcrivez votre prénom, dans sa langue d’origine, en utilisant des talmigrammes de base ne représentant qu’une lettre chacun. N’oubliez pas l’accent tonique. En français, l’accent tonique se place sur la dernière syllabe non muette d’un mot de plus d’une syllabe. Exemples : Germain « jèrmï » Germaine « jèrmèn » :
Transcrivez en talmigraphie les mots suivants, en n’oubliant pas les accents toniques. Utilisez toujours les talmigrammes de base. Les groupes de lettres soulignées correspondent chacun à un seul talmigramme de base.
luxi (lumière)
ydri
(eau)
snigzi
(hélium)
daθ!
(deuxième!)
trani? (un train?)
dezdif (décidera)
crïtih (craignait)
donir (donne)
δâ (ne pas)
vetponiu (se changer)
Avancé
Transcrivez en caractères gréco-latins et ponctuation gréco-latine du talmi le texte suivant en talmigraphie. Puis traduisez-le en français.
Transcrivez en talmigraphie les phrases suivantes, puis traduisez-les en français. Pour cet exercice, utilisez toujours un talmigramme facultatif lorsque c’est possible.
Sce 500 hoxui azriô?
Puarua sir sar tablim.
Talmis acuelivi thih gutim amziniu acueliu spim foxix oc, elgiô e δâ tro lufax lêrniu.
Vui povif ril diu, sce rie rysih u nô!
Dans le texte D.4, plus haut, quel mot talmien est écrit en talmigrammes de
base mais aurait pu être écrit avec un talmigramme facultatif suivi d’un
talmigramme de base?
Réécrivez ce mot avec le talmigramme facultatif et le talmigramme de base, sans oublier l’accent tonique.
Créez votre monogramme personnel (à moins que vous n’en ayez déjà un); il doit être simple et ne ressembler à rien d’autre de ce que vous connaissez.
Note : si vous en avez
envie, vous pouvez faire parvenir un exemplaire de votre monogramme personnel à
l’inventeur du talmi, qui tient un répertoire de monogrammes de talmophones et
de proches. Adresse : sebastronome@gmail.com
Prononcez correctement à haute voix la phrase suivante, en n’oubliant pas de bien placer les accents toniques nécessaires - et sans retourner lire plus haut la transcription de ce texte en caractères gréco-latins. Oui oui : ce n'est pas si difficile que ça et vous êtes capables!











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