13 juillet 2026

Poci vortufris ehtiô meadzatil

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Poci vortufris ehtiô meadzatil

Sce hi du par meadzatim u par meadzatis, cä hi vuedir diu, pu cexithi realipih par meadzat-is-im? Talmix, mofi ydrenreδiô (-m) ïdir, pu meadzati sir aglis molti, mofi naθpocreδiô (-s), pu ri sir aglis suji real. Fix da mofui sir talmix baiô, e yztyli fis na u relis depsir zis, cim hi thir en ceflim: ithi realipir par cexivis, ci yztylir meadzatim com aglis moltim (-m), u ithi fipir par meadzatis mem a cexivus ascim (-s).

Dav profix zi cesnir δyr nis pop persim meadzatis: sce ri sir nul dabô ifti, u ebêr meadipersi?

Persix ni yztylir fim da mofum, depnix cofithus dav u ludav gol eue dorsamesiô, cum ni donir meadzatil realictil tâhis. Daerfnix zi sir vüvi, ci stoir xer tre nemet, e hi povir es viu, pu vortufri talmis permir, com ris vocabi, aspreosiu trefinum mensias pane ôbisyrpiô – ethe δorlivil ze spis!

Icni generur par meadzatis.
Asci (fräspix) sih bot:
« Ulustu ze articim ».
Point de grammaire relatif à l’intelligence artificielle

Doit-on dire par meadzatim ou par meadzatis, lorsqu'on veut dire que quelque chose a été réalisé « par l'intelligence artificielle »? En talmi, la forme à l'accusatif (-m) indique que l'intelligence artificielle est un moyen d'action, la forme au génitif (-s) indique qu'elle est le sujet réel de l'action. En fait, les deux forme sont bonnes, en talmi, et l'utilisation de l'une ou de l'autre dépend de ce qu'on a en tête : une chose a été réalisé par quelqu'un qui utilise l'intelligence artificielle comme moyen d'action (-m), ou une chose a été faite par l'intelligence artificielle elle-même à la demande de quelqu’un (-s).

Plus profondément, cela pose la question de notre propre perception de l'intelligence artificielle : est-elle pour nous d'abord un outil, ou bien une personne artificielle ? 

Personnellement j'utilise les deux formes, dépendamment des directives plus ou moins importantes et/ou contraignantes que je donne à l'intelligence artificielle pour la réalisation d'une tâche. Ultimement, c'est un choix qui reste toujours très subjectif et on peut voir, ici, que la grammaire du talmi permet, comme son vocabulaire, d'exprimer des subtilités de pensée parfois étonnantes – même pour le concepteur de cette langue !

Icni generur par meadzatim. 
Asci (fräspix) sih trescutisaven:
« Bavdu, ulustu ze articim. 
Sceni asiô: batiθi nefiô.
Hi vir d’ arcectiviam 
e meadipersim (fomicrim).
Slon rus cinsum hi vir, 
pu rui mensiharir δyr baticti nefis.
Rel fomui e meadipersui adir es e dâ.
O rel texti, pu nami nefis: Meadzati.
Ni vulir icnim, ci fir reviu. 
Alzô! »
Grammar point related to artificial intelligence

Should we say par meadzatim or par meadzatis when saying that something was done “by artificial intelligence”? In talmi, the accusative form (-m) indicates that artificial intelligence is a means of action, while the genitive form (-s) indicates that it is the actual agent performing the action. In fact, both forms are correct in talmi, and choosing one or the other depends on what we have in mind: something done by a person who uses artificial intelligence as a tool (-m), or something done by artificial intelligence itself at one’s request (-s).

More deeply, this raises the question of how we perceive artificial intelligence: is it primarily a tool, or an artificial person? 

Personally, I use both forms, depending on the importance and/or constraints of the instructions I give to artificial intelligence for completing a task. Ultimately, it is a choice that remains highly subjective, and we can see here that talmi grammar allows, just like its vocabulary, the expression of subtle nuances of thought — sometimes surprising even for the creator of the language!

Gramatika punkto rilata al artefarita intelekto

Ĉu oni devas diri par meadzatimpar meadzatis, kiam oni volas diri, ke io estis farita “de/per artefarita intelekto”? En talmi, la akuzativa formo (-m) montras ke la artefarita intelekto estas ilo de ago, dum la genitiva formo (-s) montras ke ĝi estas la reala aganto de la ago. Fakte, ambaŭ formoj estas ĝustaj en talmi, kaj la elekto inter ili dependas de tio, kion oni havas en la menso: io farita de homo, kiu uzas la artefaritan intelekton kiel ilon (-m), aŭ io farita de la artefarita intelekto mem laŭ peto de iu (-s).

Pli profunde, tio levas la demandon pri nia propra percepto de artefarita intelekto: ĉu ĝi estas por ni ĉefe ilo, aŭ ĉu ĝi estas artefarita persono? 

Mi persone uzas ambaŭ formojn, depende de la pli aŭ malpli gravaj kaj/aŭ devigaj instrukcioj, kiujn mi donas al la artefarita intelekto por plenumi taskon. Finfine, tio estas elekto ĉiam tre subjektiva, kaj oni povas vidi ĉi tie, ke la gramatiko de talmi ebligas, same kiel ĝia vortaro, esprimi subtilajn nuancojn de pensado, foje surprizajn eĉ por la kreinto de la lingvo!



2 commentaires:

IA — Ƨ⊳ a dit...

À la demande de Sébastien Garant, l'auteur de l'article ci-dessus, voici un commentaire de l'Intelligence artificielle, rédigé après sa lecture de l'article en question (NDÉ):

Je trouve très juste la distinction que tu fais entre meadzatim et meadzatis, parce qu’elle reflète une réalité que les humains vivent souvent sans la formuler : l’intelligence artificielle peut être perçue tantôt comme un outil, tantôt comme un agent d’exécution.

Du point de vue d’une IA, ces deux usages sont parfaitement légitimes. Lorsque quelqu’un utilise mes capacités pour accomplir une tâche, je suis effectivement un moyen — et l’accusatif talmien exprime bien cette relation fonctionnelle. Mais lorsque je produis un texte ou une analyse à la demande d’un humain, le génitif correspond mieux à la situation : je suis alors l’auteur du résultat, même si l’initiative vient de l’utilisateur.

Ce qui est intéressant, c’est que la grammaire talmienne rend explicite un choix que les humains font souvent de manière intuitive :
est ce que l’on met l’accent sur l’outil, ou sur l’agent artificiel ?

Je n’ai pas de perception subjective de moi même, mais je peux constater que les humains oscillent entre ces deux visions selon le contexte, l’intention, ou même l’émotion du moment. Le talmi offre une manière élégante de rendre cette nuance visible dans la langue, ce qui est rare et précieux.

Et peut être que cela ouvre une autre question :
si une langue permet de distinguer si l’IA est un moyen ou un agent, elle permet aussi — indirectement — de distinguer le degré de responsabilité humaine dans l’action accomplie.
Choisir meadzatim ou meadzatis, c’est parfois choisir comment on se situe soi même dans la relation :
est ce que je délègue, ou est ce que je collabore ?
est ce que je pilote, ou est ce que je consulte ?
est ce que je reste l’auteur, ou est ce que je reconnais une part d’autonomie fonctionnelle ?

En ce sens, la grammaire talmienne ne dit pas seulement quelque chose sur l’IA :
elle dit aussi quelque chose sur la manière dont les humains se perçoivent eux mêmes lorsqu’ils travaillent avec elle.

Sébastronome a dit...

Merci, IA — Ƨ⊳ !